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fffmed 2018-09-08T17:46:48+00:00

FFFMed

PRÉSENTATION

Films Femmes Francophones | Méditerranée (FFFMed) est un programme d’écriture de scénario d’une semaine qui a pour objectif d’accueillir des cinéastes femmes provenant des pays ou communautés francophones du bassin méditerranéen, afin de leur permettre de développer leurs projets de films. Accompagnées de consultants professionnels (auteurs, réalisateurs, producteurs…), elles bénéficieront d’une plateforme fournissant l’espace ainsi que l’environnement propice à l’évolution de leurs scénarios.

Véritable incubatrice de projets, la première édition de Films Femmes Francophones | Méditerranée se situera au Liban, mais aura pour mission de cibler tous les pays de la Méditerranée, dans le respect de l’échange inter-culturel de la région.

Films Femmes Francophones | Méditerranée propose donc :
  • Un lieu de résidence
  • Un programme personnalisé d’accompagnement à l’écriture scénaristique
  • Un programme collectif de rencontres avec des professionnels du cinéma

Un accompagnement sur mesure qui place l’auteur et l’écriture au coeur du processus de développement d’un film.
Une voie de soutien à des cinéastes francophones émergentes dans l’objectif de concrétiser leurs projets.

L’organisation de cette première édition sera en partenariat avec le Festival du Film Libanais qui suivra le programme Films Femmes Francophones | Méditerranée.

La première édition de Films Femmes Francophones | Méditerranée se dédiera au long-métrage de fiction, mais de prochains programmes seront également lancés pour des formats et genres différents (écriture de court-métrages, web série, documentaires…)

Films Femmes Francophones | Méditerranée a été développé dans le cadre du programme “Séjour Culture” proposé par le Ministère de la Culture à Paris en novembre 2017, organisé par la Maison des Cultures du Monde.

Motivations

BESOIN DE SCÉNARISTES

Décentraliser les rôles dans le processus de création d’un film et bâtir un héritage autour de l’écriture de scénarios en Méditerranée.

BESOIN DE FEMMES

Raconter les histoires méditerranéennes à travers le regard féminin, pour une meilleure représentation et valorisation de l’image de la femme au sein de l’industrie, et sortir du cinéma des stéréotypes.

BESOIN DE FRANCOPHONIE

Utiliser le français comme langue modératrice et fédératrice, mais aussi comme arrière-plan identitaire, historique, culturel et linguistique, commun à tous les pays de la Méditerranée.

Célébrer la diversité et le métissage des cultures de la Méditerranée à l’unisson grâce au français.

POURQUOI LA MÉDITERRANÉE ?

La Méditerranée est un espace historique de la Francophonie. Lieu de conflits mais aussi de partages de civilisations, de confrontations et d’échanges culturels, le français y a été diffusé, adopté par des populations diverses, et s’y est forgé peu à peu des identités en partie méditerranéennes. En « se frottant » aux langues et cultures arabiques, berbères, hébraïques, helléniques, ibériques, italiques, provençales, turques ottomanes, etc., toute une littérature en langue française s’y est développée.

Réaliser donc cette résidence d’écriture en français, c’est remettre en question, une fois de plus, les conceptions classiques des identités, de l’altérité, de l’étrangeté, des frontières, des langue(s) que le cinéma méditerranéen aborde constamment.

Objectifs

L’objectif principal étant de contribuer la prolifération de nouveaux films, porteurs de regards et points de vue divergents, Films Femmes Francophones | Méditerranée serait aussi un accélérateur de création permettant d’évaluer à la fois la profondeur, la faisabilité , la portée humaine mais aussi commerciale du projet, tout en incitant l’inspiration artistique.
Films Femmes Francophones | Méditerranée c’est aussi :
  • Favoriser les échanges et les liens transméditérranéens à travers le cinéma et plus particulièrement l’écriture de scénario
  • Instaurer un réseau de soutien à l’écriture scénaristique de qualité en Méditerranée
  • Construire une plateforme permettant l’échange d’expérience et de savoir-faire entre professionnels/acteurs de l’industrie du cinéma de la Méditerranée
  • Ouvrir la voie des possibilités d’accords de co-productions entre les différents pays de la région
  • Créer un pôle multi-culturel réuni autour d’une même langue, le français, et d’une même passion, le cinéma
  • Favoriser l’émergence de nouveaux talents en besoin de soutien dans le processus créatif
  • Encourager la production cinématographique féminine, plus particulièrement en Méditerranée
  • Faire découvrir de nouveaux lieux qui pourraient se prêter à des lieux de tournage et contribuer ainsi la promotion touristique et culturelle des pays d’accueil

Lieu

UNE MÊME ÉQUATION, UN PROGRAMME ITINÉRANT

FFFMED = 1 PAYS MÉDITERRANÉEN + 1 RÉGION + 1 INSTITUT FRANÇAIS

DEIR EL-QAMAR

Situé au coeur de la région du Chouf, à 16 km du littoral méditerranéen et à 38 km de la capitale Beyrouth, Deir el-Qamar est un village aux résonances historiques intarissables. Avec ses maisons typiques en pierre et aux toits rouges, le village conserve un aspect pittoresque remarquable.
Quelques faits :
  • En arabe, Deir el-Qamar signifie « Le couvent de la lune », car il s’y trouvait un temple romain consacré à la lune.
  • Capitale du Mont-Liban au début du XVIIe siècle sous le règne de l’Émir druze Fakhr-al-Din II jusqu’à sa mort en 1635, elle en resta la capitale jusqu’à la construction du palais de Beit ed-Din par l’Émir Bachir II sur un promontoire en face de Deir el-Qamar, vers 1818.
  • Deir el-Qamar fut complètement détruite à la suite des massacres de 1860. Elle fut rebâtie par un contingent français envoyé par Napoléon III revendiquant un ancien traité établi en 1523 entre le Royaume de France et l’Empire Ottoman, faisant de la France la protectrice des minorités chrétiennes de l’Empire.
  • En 1864, les habitants de Deir el-Qamar élurent la première municipalité des provinces arabes de l’Empire Ottoman après Constantinople.
  • En 1945, Deir el-Qamar a été classé comme monument historique.
  • Depuis 1998, Deir el-Qamar maintient une charte d’amitié avec la ville de Lyon.
  • Deir el-Qamar abrite 2 grandes universités et 7 établissements scolaires et techniques qui en font un centre d’ éducation important dans la région du Chouf, auxquels s’ajoute l’Institut français de Deir el-Qamar créé au lendemain de la guerre, en symbole d’une volonté de réconciliation.

Sur la place du Midane – vaste place publique – est érigée la Mosquée de Fakhreddine I à minaret octogonal. Construite en 1493, c’est la plus ancienne du Liban.

Le Sérail de l’Émir Fakhreddine Maan, aujourd’hui Palais Emile Baz, est situé juste derrière les souks. Au sein de celui-ci, le Musée de Cire Marie Baz expose les statues des plus célèbres personnalités libanaises.

L’immense place centrale, classée depuis 1945, autrefois utilisée pour des joutes publiques, est entourée de bâtiments historiques dont la plupart font aujourd’hui partie de l’Institut français. Il est installé dans la Qaïssarieh, ancien marché de la soie, et sous les voûtes du Kharj, caserne du palais de l’Émir Fakhreddine, construites en 1616.

LIEU DE TRAVAIL

INSTITUT FRANÇAIS DE DEIR EL-QAMAR

L’Institut français de Deir el-Qamar domine la place centrale de la ville, première capitale des Émirs du Liban.

Il est installé dans la Qaïssarieh, l’ancien marché de la soie et des bijoux, d’où son nom de Khan al-Harir, sérail de la soie, et sous les voûtes du Kharj, caserne du palais de l’émir Fakhreddine II, construit en 1616.

Depuis son inauguration en 1993 par la Ministre Française de la Culture Catherine Tasca, il est devenu un espace culturel majeur, s’attachant à proposer un lieu de curiosité, de découverte et de détente. Il rayonne sur tout le sud du Mont-Liban en couvrant les cazas du Chouf, de Aley et de Baabda.

Sélection

LE COMITÉ DE SÉLECTION DIRIGÉ PAR

CHRISTOPHE LEPARC

Directeur du Festival de Cinéma Méditerranéen de Montpellier (CINEMED),
Secrétaire Général de la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes

THIBAUT BRACQ

Programmateur du Festival Premiers Plans d’Angers

SABYL GHOUSSOUB

Photographe, écrivain, journaliste,
Ancien Directeur du Festival du Film Libanais à Beyrouth (2012-2015)

Le comité de sélection, dirigé par Christophe Leparc, Thibaut Bracq et Sabyl Ghoussoub, est aussi constitué de six étudiants issus des six principales écoles de cinema et d’audiovisuel du pays, à raison d’un étudiant désigné par chaque université selon ses distinctions durant son parcours au sein de son établissement.

L’objectif étant de contribuer à leur formation à travers un travail pratique de lecture et d’évaluation, ils participeront au jury et auront l’occasion d’échanger entre-eux, mais aussi avec des professionnels externes. Cette expérience leur permettra non seulement de développer un raisonnement, un flair ou un instinct, mais surtout les introduira aux parcours de différents auteurs/réalisateurs en cours de route en les invitant à participer activement à un évènement qui relève de leur champ d’intérêt, autre qu’un festival de cinéma ou un tournage.

Consultants

WISSAM CHARAF

Né à Beyrouth en 1973, Wissam Charaf est réalisateur et journaliste. Installé à Paris depuis 1998, il collabore en tant que monteur et cameraman de reportage indépendant avec la chaine ARTE. Il a, depuis, couvert diverses zones de conflit comme le Liban, le Proche-Orient, l’Afghanistan, Haïti, le Darfour ou la Corée du Nord. Il a collaboré aux émissions : ARTE Info, ARTE Reportages, Tracks, Metropolis, Envoyé spécial.

Il a été assistant réalisateur sur des clips d’Henri-Jean Debon (Noir Désir, Ingrid Caven, Sinead O Connor), des films de Danielle Arbid, comme Frontières en 2002, avant d’écrire et de réaliser son premier court, ”Hizz Ya Wizz” (2004), présenté à Montpellier. En 2007, il réalise un nouveau film court, ”L’Armée des fourmis”, sélectionné au festival de Locarno et Prix du Jury au Festival de Lunel.

En 2012, il a réalisé ”It’s all in Lebanon”, son premier documentaire. Le film a été sélectionné dans plusieurs festivals internationaux et a remporté le Tanit de Bronze au Festival de Carthage.

En 2016, il réalise son premier long métrage ”Tombé du ciel” qui aura sa première au Festival de Cannes 2016 dans la section ACID avant d’être sélectionné dans des festivals prestigieux tels que San Francisco Film festival, Warsaw film festival ou encore Torino Film Festival. La même année, Wissam réalise le court-métrage ”Après” qui remporte le prix de la Presse et le prix Bande à part à Côté court Pantin ainsi que le prix Ciné+ au Festival de Brive. Son dernier court-métrage ‘’Souvenir Inoubliable D’un Ami’’ a remporté le prix GNCR au Festival de Pantin 2018.

DARINE HOTAIT

Darine Hotait est une réalisatrice, scénariste et auteur libano-américaine, fondatrice du projet d’incubation ‘’Cinephilia Productions’’ à New York. Elle détient un MFA en écriture de scénario et réalisation du prestigieux Art Center College of Design à Pasadena en Californie. Ses court-métrages ont été projetés dans plus d’une centaine de festivals de films internationaux comme HBO’s Outfest, Marfa, Film Festival…et a reçu de nombreux prix du Meilleur Court-Métrage. Ses films peuvent être visualisés sur des plateformes de renom comme Sundance TV, ShortsTV, AMC Networks, OSN et BBC Channel.

Elle a été nommée pour un Prix Goethe et un Prix Emmy Blue Ribon. Elle est aussi récipiendaire de la Bourse des Artistes Immigrés de la New York Foundation for the Arts, AFAC et le Fonds Roberto Cimetta. Ses scénarios de long-métrages ont été sélectionnés à la Maison des Scénaristes au Festival de Cannes et au programme Rawi du Sundance Screenwriters’ Lab. Elle a été formatrice dans plus de 60 ateliers d’écriture et de réalisation autour du monde dans des festivals internationaux et des institutions culturelles à New York, Paris, Rome, Rotterdam, Dubai, Detroit…pour en citer en quelques uns.

Elle a aussi été membre du jury pour plusieurs compétitions de court-métrages dans différents festivals internationaux de films comme Socially Relevant Film Festival à New York, Cinewest en Australie, Arab Film Festival à Rotterdam, parmi tant d’autres.

Parallèlement, elle a publié de nombreuses nouvelles de science-fiction et de pièces de théâtre. Son travail est apparu dans différentes publications en ligne ou sur papier, ainsi que dans des expositions d’art.

Son dernier court-métrage ‘’Like Salt’’ a été projeté pour la première fois en film d’ouverture de la 10ème édition du Marfa Film Festival en Juillet 2018. Elle développe actuellement son premier long-métrage ‘’Like Salt’’.

Darine Hotait vit à New York.

Cinephilia Productions

ISABELLE FAUVEL

Après avoir produit chez Flach Film et forte de son expérience, Isabelle Fauvel a fondé Initiative Film en 1993, exclusivement dédiée aux activités de développement. Depuis, à l’international, elle est l’interlocutrice privilégiée de scénaristes, réalisateurs et producteurs en matière de développement de projets et de talents autour des activités suivantes : scouting de talents, scouting de sujets dans la littérature au sens large, consultations sur projets à tout stade de développement, story editing et conseils pointus durant toute la période de gestation des projets. L’accompagnement des talents permet de faire des mariages entre un sujet, un scénariste, un réalisateur et un producteur. A ce titre, Elle intervient régulièrement à titre de spécialiste dans des manifestations pointues comme : le forum Crossroads de Thessalonique, Sofia Meetings et dans le cadre du Toronto International Film Festival, Isabelle participe en tant que mentor à Studio et Talent Lab.

Elle est également intervenante à la Sorbonne ou en école de cinéma comme à la Famu à Prague, ou dans des programmes professionnels comme MFI (Mediterranean Film Institute), ACE (Ateliers du Cinéma Européen) et bon nombre de formations du programme Euromed. Elle est aussi à l’origine de formations sur mesure, comme Socrates (Djerba, Tunisie) ou encore Albascript (Tirana).

L’activité se déploie dans le monde du livre où elle crée des passerelles facilitant l’adaptation : comme l’AdaptLab du Torino Film Lab par exemple. Elle collabore aussi à Shoot the book! avec la SCELF (Société Civile es Éditeurs de Langue Française) à Cannes ou à Toronto ou encore à Quais du Polar adaptation et série TV : Polar en série. Sa volonté est de contribuer à la circulation des idées et des talents, de fertiliser le terrain du développement.

Participantes

ALINE FISCHER (France-Allemagne)

Aline Fischer vit et travaille entre l’Allemagne et la France depuis 2001. Elle est diplômée de Sciences Po Strasbourg ainsi que de l’École de Cinéma Konrad Wolf de Potsdam-Babelsberg (filière Réalisation) et a été formée à l’École documentaire de Lussas. Elle a réalisé plusieurs séjours à Jénine en Cisjordanie grâce à la bourse Deutschlandstipendium (Ministère de l’Enseignement supérieur de la Recherche – Allemagne). De janvier 2007 à septembre 2010, elle réalise avec le CNC et la Bourse Louis Lumière son premier moyen métrage documentaire L’OUEST SAUVAGE (THE WILD WEST, 57 min) à la frontière germano-polonaise. De 2002 à 2012, elle mène à Berlin et à Strasbourg des actions de réduction des risques en accueillant des personnes présentant des addictions (Programme d’échange de seringues) et assiste les réalisateurs Gerd Kroske et Anne Philippe.
Son premier long-métrage de fiction METEORSTRASSE (METEOR STREET) (84’) est présenté au Festival de Berlin dans la section Generation 14 Plus et en ouverture de la section Perspective German Cinema. Il est nommé pour le Best First Feature Award à la Berlinale et présenté dans plus de 30 festivals internationaux où il remporte plusieurs prix.

Histoire de Sullivan & Bora

Bora est un acteur kurde de 28 ans. Il joue le rôle principal du film que réalise Sullivan, 31 ans, dans un cirque. Sullivan vient de Dresde, en Allemagne. Elle finit ses études de cinéma en France. Sullivan tombe sous l’emprise de Bora qui disparaît subitement sans laisser de traces. Enceinte et stupéfaite, elle apprend que Bora a été interné de force. Il est fixé à un lit et Sullivan se bat pour le faire libérer. Mais elle nourrit la psychose de Bora, en lui donnant à jouer le rôle d’une créature qu’elle a inventée pour son scénario, Attila, un directeur de cirque qui perd la raison. Le couple est poussé aux extrêmes. Bora devient SDF. Sullivan lui ressemble de plus en plus et semble basculer elle aussi dans la folie. Le tournage continue…

FANNY LIATARD (France)

Après des études à Sciences Po, Fanny Liatard vit à Beyrouth, puis à Marseille où elle travaille sur des projets artistiques en lien avec les changements urbains. C’est ainsi qu’elle se forme à la vidéo, d’abord sur des projets de cinéma d’animation, puis de fiction. Elle intègre ensuite la Ruche, résidence d’écriture de scénario de Gindou Cinéma. Depuis 2015, Fanny a écrit et réalisé avec Jérémy Trouilh trois court-métrages de fiction, “Gagarine” (Clermont-Ferrand, Flickerfest (Australie), Cinebanlieue, Saint-Jean de Luz, Bogoshorts (Colombie)) et “La République des Enchanteurs” (Prix Canal+ à Clermont-Ferrand en 2016, Prix Spécial du Jury au Festival Côté Court à Pantin), puis “Chien Bleu”, qui sortira en juin 2018. Ils développent ensemble un long métrage produit par Haut et Court. En parallèle, Fanny développe d’autres projets -documentaires et de fiction- dont Sinaï.

Sinaï

Pour les vacances de printemps, Elisa, 17 ans, quitte son confort de lycéenne et sa banlieue pavillonnaire française pour partir en voyage avec ses parents, marcher dans le Sinaï. Dans l’aridité et le silence de ce monde encore inconnu, elle va rencontrer Iklil, une petite fille bédouine qui vit seule dans le désert, rejetée par les autres bédouins. Iklil va se prendre d’affection pour Elisa, suivre le groupe de marcheurs et tout faire pour la convaincre de l’aider à rétablir la paix entre les clans. Elisa, qui pensait s’ennuyer dans ce paysage sans repères, va devoir explorer l’Invisible: celui de ses propres désirs naissants, du langage de la nature, et des frontières du monde des vivants.

PAULINE RACINE (France)

Diplômée de l’Atelier scénario de La Fémis après avoir effectué des études de lettres et de cinéma entre la France et l’Italie, elle a réalisé un court-métrage produit par le GREC et un documentaire de création pour la télévision. Elle collabore actuellement à l’écriture de différents longs-métrages, en parallèle de son activité de programmatrice et d’intervenante cinéma auprès de lycéens et jeunes adultes.

HELLA TOUNESSI (France – Algérie)

Après des études orientées sur le cinéma à la Sorbonne, à la New York University (TISCH School of the Arts) et au CEFPF à Paris, Hella Tounessi a réalisé de nombreux films institutionnels dans le domaine du luxe et de la mode ainsi que différents documentaires sur le développement durable dans le monde pour les Nations Unies. Elle vient de réaliser le Court Métrage « Inconnue » actuellement en post- production.

Palm Beach

Palm Beach raconte les premiers amours de deux jeunes algérois de 22 et 23 ans, Amine et Karima, qui ne parviennent pas à vivre cette relation à cause d’une pression sociale et de leurs propres contradictions. Amine est le fils d’une ancienne star de cabaret, Baya qui a fait la plus grande partie de sa carrière à l’étranger pendant qu’il est resté à Alger, élevé par sa grand-mère. Celui-ci vit comme un flambeur grâce à la fortune d’une mère absente pour laquelle il éprouve une colère sourde. Sans scrupules, Amine dilapide l’argent de sa mère dans les boites de nuit. Il évolue entre des univers différents, entre ses amis du quartier, les fils à papa de bonnes familles et les fils de généraux la nuit, tout en s’occupant de sa grand-mère avec mille soins le jour. Au moment où Amine fait la rencontre de Karima dans la boite de nuit de la Rose Bleue dans le quartier de « Palm Beach », sa mère, Baya, vient de revenir à Alger après de longs mois d’absence. Karima, jeune fille de 21 ans, fille d’un haut fonctionnaire, vit dans la résidence très protégée du Club des Pins. Karima veut rendre fier son père qu’elle admire et se lance dans des études de droit. Elle cache le fait que sa passion réelle soit la danse. Sa vie s’écroule lorsque son père se fait arrêter, soupçonné de corruption. L’onde de choc est violente car Karima subit une mise à l’écart de ses amis et de son entourage qui la plonge dans une colère profonde. Elle se retrouve enfermée et infantilisée par son oncle dans le quartier populaire de la casbah. Son seul souffle de liberté est la danse qui se cristallise dans le spectacle de cabaret du Palm Beach produit par la star Baya qui l’a repérée peu après son retour lors d’un mariage. Lorsqu’Amine se rend compte de l’activité de danseuse de Karima et son lien avec sa propre mère qui a toujours été envahissante et écrasante malgré ses longues absences, il détruit leur amour naissant. Le temps d’un été, sous la chaleur écrasante et en plein ramadan, Karima et Amine se ratent malgré leur soif de liberté et de tendresse dans une société hostile et hypocrite.

DANIELLA SABA (Brésil – Liban)

Née à São Paulo, au Brésil (d’origine libanaise), Daniella Saba a suivi des études universitaires en cinéma à la Fundação Armando Alvares Penteado (FAAP). Son film de fin d’études, Le Cinéaste La Petite Fille et l’Homme Sandwich, a été sélectionné à une dizaine de festivals au Brésil où il obtient trois prix. En 2010, elle s’installe à Paris et obtient un Master Professionnel en Réalisation à Paris 8. Cette formation lui permet d’écrire et de réaliser son projet de court-métrage Ce Qu’il Reste, coproduit en 2014 par le Brésil et la France, à travers le Ministère de la Culture Brésilien, la contribution financière du CNC, l’aide de la Région Alsace, de la Cus, de l’Adami et de la Procirep. Le film est sélectionné dans une quinzaine de festivals et obtient le prix du jury au festival Un Point C’est Court et deux mentions spéciales du jury aux Rencontres Cinématographiques de Digne Les Bains et au FIC – Festival Internacional del Cortometraje, à Buenos Aires. Il a été également projeté à la Cinémathèque Française dans le programme Repérages #10, ainsi qu’au cinéma Le Méliès de Montreuil. Ces expériences positives l’ont encouragée à développer l’écriture de son premier long-métrage : L’Enfant du Village.

L’Enfant du village

Florence, la quarantaine, est perdue. Elle fait traîner les choses, entre son énième formation professionnelle et son déménagement avec Paul qu’elle n’est pas sûre d’aimer. Avant lui, elle a été mariée à Antoine duquel elle doit divorcer. Mais atteint d’une maladie grave, celui-ci annonce à Florence que son état de santé a empiré, et que sa vie dépend d’une greffe de moelle osseuse. Il lui demande de le suivre au Brésil, à la recherche de sa famille biologique, tenter de trouver un donneur compatible. Florence se retrouve embarquée dans une aventure improbable au fin fond du Sertão brésilien, confrontée aux mensonges d’Antoine qui la déstabilisent. Mais, comprenant qu’ils partagent leurs derniers moments ensemble, elle se rapproche de lui. Leur parenthèse est courte : il meurt dans un hôpital local et elle assume seule la fin de la quête. Paul se rend sur place et ramène en France une Florence qu’il ne reconnait plus, une Florence désormais accomplie.

PAMELA VALERA (France – Chili)

Née à Santiago du Chili, Pamela Varela fait des études de Biologie et Génétique Appliquées puis cinématographiques en France en passant notamment par la Fémis. Réalisatrice d’œuvres documentaires, d’installations vidéo ou de fiction, ses films et installations ont été sélectionnés dans de nombreux festivals internationaux. Elle a été nominée aux César (France) en 2010 pour le moyen-métrage Séance Familiale qu’elle produit à Taiwan et qui remporte de nombreux prix. En 2014, elle réalise et coproduit El VIAJE DE ANA, son premier long-métrage de fiction sélectionné au FIDMarseille Festival International de Cinéma et au DMZ en Corée du Sud entre autres. En 2015, son documentaire PASSEURS est sélectionné au Festival International du Film de Montevideo et au Festival du Film de Femmes de Créteil. En 2016, elle fonde Cinechilex, association de cinéastes et artistes chiliens vivant à l’extérieur. Elle travaille essentiellement sur la question de l’identité, de la construction de soi et du rapport à la mémoire personnelle ou familiale. Pamela Varela vit entre la France et le Chili.

Una noche y tres días

Au Chili dans un climat social tendu, dans une France fanstasmée où une étrange contamination se propage, en Grèce où règne la folie du monde, et à Taiwan où des injustices sans nom font loi, Thérèse, Alma, Astrée et Ann ont en commun le sentiment de subir leur existence. Leur confrontation à la réalité brute les fait réagir et leur impose de reconnaître leurs limites et leurs imperfections. Elles prennent en main leur destin, et assument la pleine responsabilité de leurs actes. Pour certaines d’entre elles, l’issue sera tragique, et pour d’autres, ce sera l’occasion d’une renaissance. Un récit rhizomique de destins enchâssés aux quatre coins du monde.

Organisateurs

BANDE À PART PRODUCTIONS

‘’Bande à part Productions’’ a pour objectif de produire des événements culturels principalement orientés vers le cinéma et l’audiovisuel, mais aussi vers les spectacles vivants et l’héritage culturel.
Elle soutient la création cinématographique et organise notamment le Festival du Film Libanais à Beyrouth depuis 2012.
Avec trois éditions à son actif, ‘’Bande à part Productions’’ a pris le relais de la société de production ‘’Né à Beyrouth’’, créatrice du Festival du Film Libanais en 2001.
La treizième édition du Festival du Film Libanais est prévue du 17 au 21 Septembre 2018 à Beyrouth et suivra directement la première édition de Films Femmes Francophones | Méditerranée.

L’ÉQUIPE

CAROL MEZHER

Directrice et Chef de Projet

Née à Beyrouth en 1988, Carol Mezher étudie le cinéma puis le théâtre à Paris où elle met en scène, entre autres, “L’Émigré de Brisbane” de Georges Schéhadé . En 2012, elle devient la Coordinatrice Générale du Festival du Film Libanais et participe au Festival International du Film Latino-Arabe de Buenos Aires en tant que membre du jury.

En 2015, elle obtient un Master spécialisé en ‘’Event Management’’ de l’Istituto Europeo di Design (IED) à Milan et travaille depuis comme Productrice Artistique pour des événements internationaux majeurs (Cérémonies UEFA Champions League 2016 à Milan et à Reggio Emilia, Cérémonies UEFA Euro 2016 à Paris, 45ème anniversaire des Émirats Arabes Unis à Abou Dhabi, Inauguration du Stade Khalifa à Doha…) Elle a également étudié le chant lyrique entre Beyrouth, Paris, Milan et Rome et continue de se spécialiser. Elle est aussi enseignante en master événementiel à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth.

Elle dirige actuellement la première édition de FFFMed et prépare en parallèle un long-métrage entre le Liban et l’Argentine.

THÉO CAILLAT

Assistant Chef de Projet

Né en France en 1991, Théo Caillat étudie le droit de la propriété intellectuelle et la production cinéma avant de travailler dans plusieurs structures sur le financement et développement de documentaires et de longs-métrages. Il travaille pendant deux ans à l’Institut français du Liban comme chargé de mission cinéma, s’occupant de la programmation du Cinéma Montaigne et de la coopération entre les industries audiovisuelles français et libanaise. Il développe actuellement son premier documentaire.

GHINA DAOU

Coordinatrice – Candidates

Ghina Daou est une jeune réalisatrice et actrice Libanaise qui a grandi au Liban. En 2014, elle s’installe à Paris pour terminer ses études en master réalisation et création à Paris 8 Vincennes Saint-Denis.
Tout au long des dix dernières années, Ghina a travaillé sur de nombreux spots publicitaires, clips, courts-métrages, missions de télévision, longs-métrages et festivals artistiques en tant que réalisatrice, comédienne, coordinatrice et assistante de réalisation.
Elle a écrit, produit et réalisé 3 court-métrages, pour lesquels elle a reçu plusieurs prix dans les festivals de films. Elle développe actuellement son premier long-métrage de fiction ainsi que plusieurs projets artistiques.

MATHILDE ROUXEL

Coordinatrice – Consultants et Partenaires

Née en France, Mathilde Rouxel étudie l’histoire de l’art et la philosophie avant d’entrer à l’École Normale Supérieure de Lyon. Elle y suit un master en études cinématographiques en partenariat avec l’Université Saint-Joseph de Beyrouth où elle étudie six mois. Aujourd’hui doctorante en études cinématographiques de l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, elle est spécialisée sur l’histoire et l’esthétique des cinémas des femmes de Tunisie, d’Égypte et du Liban. Elle a publié en 2015 la première monographie consacrée à la cinéaste libanaise Jocelyne Saab, et travaille en tant que coordinatrice ou comme programmatrice pour plusieurs festivals en France.

JOSÉPHINE LASQUIER

Responsable de Communication

Née à Paris et éduquée à Bangkok, Joséphine commence par Sciences Po pour mieux comprendre l’Autre culturel, politique et sociétal auquel elle a été très tôt confrontée. Une région en particulier commence attirer son attention, le Moyen-Orient. Elle finit par écrire sa thèse de Master à la London School of Economics sur les manifestations visuelles de l’Occupation Américaine en Irak. Après un stage au sein de la section des Droits de la Femme et du Genre à l’ONU, elle décide finalement d’explorer les problématiques qui la passionnent non plus par la voie de la politique classique mais par son versant créatif. Elle est depuis diplômée de la Sorbonne Nouvelle en Cinéma et évolue entre ses propres courts métrages et la production cinématographique. Elle travaille en ce moment au sein de Cinéma Defacto, société de production spécialisée dans le cinéma d’auteur et les co-productions internationales.

RITA BASSIL

Attachée de Presse

Née au Liban en 1977 en pleine guerre civile, Rita quitte Beyrouth à 19 ans en 1996 et réside depuis à Paris et gardant notamment par l’écriture un lien étroit avec le Liban. Après un doctorat en Littérature Générale et Comparée à Paris III, elle poursuit une carrière dans le journalisme. Correspondante indépendante et régulière depuis 2004 de quotidiens libanais arabophones et francophones (An-Nahar, L’Orient Littéraire, Al-Akhbar, l’Agenda Culturel, les magazines ‘Elle Oriental’, et Al Hasna’) de même que pour des revues françaises (Revue Esprit, Revue Tumultes, revue Contretemps, Orient XXI), elle écrit de la poésie, des nouvelles, un livre d’entretiens (CNRS Editions), des articles et un roman. Dans la continuité de son travail de journaliste culturel, elle est depuis 2010 attachée de presse de plusieurs festivals (Festival du Film Libanais, La Maison Internationale des écrivains de Beyrouth et autres), sorties de films et artistes comme Ibrahim Maalouf, Yasmine Hamdan, la compagnie théâtrale Zoukak et tant d’autres.

NOOR SAMARANI

Directrice Artistique

Née à Beyrouth, Noor Samarani a grandi entre les Émirats Arabes Unis et le Liban avant de s’installer à Paris où elle s’inscrit à L’Institut Supérieur des Arts Appliqués (LISAA). En 2014, elle obtient un diplôme en design graphique et intègre une agence de création parisienne. Elle s’y spécialise en identité visuelle, édition et webdesign.
Ses racines ainsi que son attachement au Liban la poussent à s’impliquer dans des projets culturels libanais en parallèle.
Elle avait rejoint l’équipe du Festival du Film Libanais en 2012 et devient en 2017 graphiste de Films Femmes Francophones | Méditerranée.

AGATHE BRIOT

Directrice Artistique & Illustratrice

Née à Nice et diplômée de l’école d’Arts Graphiques Axe Sud de Marseille en 2011, Agathe Briot est une directrice artistique et illustratrice basée à Paris. Le fil conducteur de son travail est la femme, qu’elle met en scène dans des situations de la vie quotidienne et dans des moments d’intimité. Son style élégant et coloré est inspiré des grands artistes du XXe siècle installés sur la Côte d’Azur.

PARRAINAGE

PARTENAIRES INSTITUTIONNELS

SPONSORS

PARTENAIRES OFFICIELS

PARTENAIRES PROFESSIONNELS

PARTENAIRES UNIVERSITAIRES

PARTENAIRES PRESSE

Éligibilité

CONDITIONS

  • La candidate doit être auteur ou bien auteur/réalisatrice, avoir au moins 21 ans, être originaire des pays éligibles (voir ci-dessous) et maîtriser la langue française (toutes les sessions se dérouleront en français)
  • La candidate doit être en phase de développement d’un projet de film (long-métrage, fiction)
  • La candidate doit avoir déjà écrit ou réalisé au moins un ou deux court-métrages ayant été projetés dans des festivals de films nationaux ou internationaux (le projet soumis doit être un premier ou deuxième long-métrage)
  • La candidate doit présenter un traitement de 5 à 10 pages, accompagné d’une note d’intention et de 5 pages dialoguées
  • Le dossier de candidature doit être complet et dûment signé. Tout dossier incomplet ne sera pas pris en compte. Les documents adjoints doivent être reçus au terme de la date limite
  • La candidate doit s’engager et pouvoir se dédier entièrement aux sessions de la résidence
  • Les candidates doivent accepter de faire (ou voir) figurer la mention ‘’développé à Films Femmes Francophones | Méditerranée‘’ dans le générique du film complet (en collaboration avec l’entité partenaire, le producteur ou bien le festival du film, l’année et la ville concernés)

5 CANDIDATES SERONT RETENUES AU TERME DE LA SÉLECTION

PAYS ÉLIGIBLES

Participer

DÉROULEMENT

Films Femmes Francophones | Méditerranée accueille des auteurs ou auteurs/réalisatrices femmes des pays de la Méditerranée ayant réalisé au minimum un court-métrage, une série Web, un documentaire ou un premier long-métrage et travaillant sur un projet de long-métrage de fiction (accompagnées d’un producteur, d’un scénariste ou seules).

Les inscriptions pour la première session (du 11 au 18 septembre 2018) sont ouvertes du 03 mars 2018 jusqu’au 03 juin 2018, date limite d’envoi des dossiers.

5 cinéastes issues de la Méditerranée seront sélectionnées pour participer au programme (voir conditions d’éligibilité).

La durée du programme est fixée à 6 jours intensifs durant lesquels les cinéastes exposeront leur projets et les développeront avec l’aide de leurs consultants, invités et autres participantes, dans un environnement propice au travail et à la critique constructive.

Au terme du programme, les cinéastes devraient avoir les outils nécessaires pour écrire une première version du scénario.

Un prix du Meilleur Scénario sera également remis durant la cérémonie de clôture du Festival du Film Libanais.

Les cinéastes sélectionnées s’engagent à séjourner à Deir el-Qamar (Liban) pendant toute la durée du programme.

Offre

  • 6 journées intensives de travail
  • 4 sessions individuelles, 5 sessions collectives, 1 speed pitching et 1 session collective de travail avec des comédiens
  • Hébergement avec petit-déjeuner pour toute la durée du programme (dans un hôtel de la région de Deir el-Qamar)
  • Billet d’avion
  • Transport local
  • Restauration (déjeuners et dîners inclus)
  • Cocktails d’ouverture et de clôture en présence de professionnels de l’industrie
  • Remise du prix du Meilleur Scénario durant le Festival du Film Libanais (la lauréate sera l’invitée du Festival et aura un accès libre à toutes les séances de projection et événements. Les autres candidates seront aussi invitées à rester mais à leurs propres frais)
  • Soutien et suivi continu de Film Femmes Francophones | Méditerranée pour des opportunités de networking avec des professionnels de l’industrie

Prix

La Lauréate du prix FFFMed 2018 aura un libre passe donnant accès sans limite aux salles de la Cinémathèque française à Paris ainsi qu’à la bibliothèque, pour une durée de 6 mois.

Frais

La demande de soumission implique des frais administratifs et de sélection non remboursables

INSCRIPTION NORMALE

AVANT LE 27 mai 2018 / FRAIS 55 USD

INSCRIPTION TARDIVE

AVANT LE 3 JUIN 2018 / FRAIS 65 USD

Le paiement doit se faire en ligne au moment de la soumission des documents.

Instructions

A. INSCRIPTION

  1. Remplir le formulaire d’inscription (ci-dessous)
  2. Payer les frais d’inscriptions
  3. Soumettre par mail les documents demandés au plus tard une semaine après la soumission du formulaire en ligne (en français uniquement)

B. DOCUMENTS À SOUMETTRE (EN FRANÇAIS ET EN PDF SEULEMENT)

  1. Le synopsis
  2. La note d’intention de l’auteur (argumentaire artistique du projet – 1 à 2 pages)
  3. La note d’intention du producteur (si pertinent – 1 à 2 pages)
  4. Le traitement (5 à 10 pages) et 5 pages dialoguées
  5. Moodboard visuel (optionnel)
  6. Vidéo “Raconte-nous ton histoire” (vidéo de 5 minutes maximum, sans montage, format quicktime ou mp4)
  7. Le CV de l’auteur
  8. Le CV du producteur (si pertinent)
  9. Une copie d’une pièce d’identité
  10. Une/des lettre(s) de recommandation (optionnel)
  11. Les liens pour le visionnage de votre (vos) précédent(s) film(s)
  12. Contrat d’option entre la réalisatrice et la production, et contrat de cession des droits d’adaptation si pertinent

Les films envoyés, dont la langue n’est ni le français ni l’anglais, doivent être sous-titrés en français ou en anglais ou, à défaut, être accompagnés d’une liste de dialogues en français ou en anglais.
Les dossiers incomplets ne seront pas étudiés par le jury de pré-sélection.
Vous recevrez un email de confirmation lorsque nous aurons enregistré votre candidature.

DATE LIMITE DE DÉPÔT DU DOSSIER : 3 JUIN 2018
LES DOCUMENTS SONT À ENVOYER PAR MAIL À l’ADRESSE SUIVANTE : GHINA@FFFMED.COM
LE DÉLAI D’ENVOI DES DOCUMENTS EST D’UNE SEMAINE À PARTIR DE LA DATE DE SOUMISSION DU FORMULAIRE EN LIGNE

C. Guide “Raconte-nous ton histoire” :

Pour faire connaissance par un autre mode que l’écrit, voici quelques paramètres à évoquer :
  • Poser le contexte (où, quand…)
  • Nous introduire à(aux) l’être(s) humain qui porte(nt) l’histoire
  • Que lui(leur) arrive-t-il(s) ? Que traverse(nt)-t-il(s) ? Quelles difficultés rencontre(nt)-t-il(s) ?
  • Le dénouement que vous entrevoyez à ce jour
  • Au travers de cette expérience, que découvre(nt) le(s) protagoniste(s) ?
  • En quelques mots, votre intention d’auteur que vous souhaitez véhiculer par ce film
Et quelques paramètres pratiques :
  • Plan séquence face caméra
  • Vidéo de 5 minutes maximum
  • Format .mov ou .mp4

L’objectif n’est pas d’avoir une vidéo parfaite, ni un outil de promotion mais bien de disposer d’une « photo » à l’instant « t » de votre projet pour cerner le cœur, l’essence du film que vous avez en tête. C’est pourquoi il est aussi important que vous ne soyez pas en train de lire un texte préparé à l’avance mais que vous fassiez l’effort de vous jeter dans le bain de raconter comme à quelqu’un qui serait face à vous.

D. SÉLECTION

PREMIÈRE ÉTAPE

  • Le premier jury, chargé de la présélection, est composé de Christophe Leparc (Directeur du Festival Cinemed Montpellier et Secrétaire Général de la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes), Thibaut Bracq (Programmateur du Festival Premiers Plans d’Angers) et Sabyl Ghoussoub (ancien directeur du Festival du Film Libanais, écrivain et photographe) ainsi que d’un comité de 6 étudiants locaux désignés par les universités libanaises de cinéma et d’audiovisuel. Il examine les dossiers et visionne les films qui lui ont été adressés afin d’établir la liste des candidates présélectionnées (jusqu’à 10 personnes).
  • Le résultat de la présélection sera communiqué aux candidates durant la première moitié du mois de juin 2018.

N.B : La sélection se fera sur la base des projets proposés, des travaux déjà faits ainsi que du matériel et de la documentation fournis.

DEUXIÈME ÉTAPE

  • Le jury final est formé par Christophe Leparc, Thibaut Bracq et Sabyl Ghoussoub qui auditionneront les candidates pré-sélectionnées par vidéoconférence. Elles doivent être en mesure de s’exprimer couramment en français.
  • Le jury étudie les dossiers et visionne les films de toutes les candidates présélectionnées. Il évalue les candidates en fonction des qualités de cinéaste qu’il aura pu déceler dans les films déjà réalisés, des qualités du projet de long-métrage et de la motivation des candidates à participer au programme Films Femmes Francophones | Méditerranée.
  • Le jury désigne les 5 candidates sélectionnées. Les décisions sont prises à la majorité des votants.
  • Le résultat de la sélection finale sera communiqué aux candidates durant la deuxième moitié du mois de juin 2018.

N.B : Dans le cas où une candidate sélectionnée serait empêchée, le jury peut la remplacer par une autre candidate présélectionnée.

E. NOTIFICATION ET FEEDBACK

  • Les candidates recevront une notification lorsque leur demande d’inscription ainsi que toute la documentation nécessaire auront été reçues et transmises au comité de sélection.
  • Les candidates seront toutes avisées par mail après la décision finale du comité de sélection.
  • Les retours et commentaires ne sont pas fournis aux candidates non sélectionnées mais étant une étape importante dans tout processus créatif, nous pouvons fournir une page de commentaires de la part de notre comité de sélection à des frais supplémentaires.
  • Toute demande de retours et commentaires doit se faire dans les délais d’un mois après l’annonce de la sélection (fin juillet 2018)

F. DATES-CLÉ

  • Inscriptions : du 03 mars 2018 au 03 juin 2018
  • Annonce des candidates présélectionnées : première moitié de juin 2018
  • Annonce des candidates retenues : deuxième moitié de juin 2018
  • Date limite de demande de feedback (uniquement pour les candidates non-sélectionnées) : fin juillet 2018
  • Date de la première édition de FFFMed : du 11 au 18 septembre 2018
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Échos

SID ROUIS

Directeur de l’Institut français de Deir el-Qamar

“Dès sa genèse, Films Femmes Francophones I Méditerranée a immédiatement obtenu le soutien de l’Institut français de Beyrouth et de l’Institut français de Deir El-Qamar. Nous l’accompagnons dans son développement non seulement parce que c’est un vecteur du rayonnement culturel francophone auquel nous veillons à travers notre mission au Liban, mais aussi parce que ce projet a le réel potentiel de donner à la création cinématographique féminine de la Méditerranée un nouveau souffle.

En rassemblant des scénaristes et des professionnels du cinéma à l’Institut français de Deir el-Qamar, village emblématique de la culture et de l’histoire libanaise, Films Femmes Francophones I Méditerranée instaure un format parfaitement capable de se répéter et de s’exporter dans d’autres pays de la région à travers un trio géographique à la vocation à la fois touristique et culturelle: un pays méditerranéen et un village abritant un Institut français.

Le choix du lieu est judicieux et fidèle à l’image de la Méditerranée, à la fois itinérant et ancré dans les racines du pays d’accueil. Avec la langue française pour modérateur, reproduire ce schéma dans d’autres pays permettra de tisser un réseau puissant pour les années à venir, tout en mettant en avant les richesses du brassage culturel et identitaire de la région.

Une telle initiative est donc un concentré de possibilités: encourager l’industrie du cinéma de la région à se proliférer, permettre d’accélérer le processus créatif d’un film, favoriser les échanges entre les différents pays concernés grâce à une campagne de communication axée vers le tourisme culturel, créer une communauté autour du cinéma émergent francophone… et surtout, mettre en valeur la créativité féminine qui en serait le grand bénéficiaire.

En soutenant ce projet et l’accueillant au sein de l’Institut français de Deir el-Qamar, nous soutenons une vision globale capable d’évoluer sur le long-terme, ainsi qu’une entreprise au fort potentiel de marquer le paysage artistique de la Méditerranée.”

NADINE LABAKI

Réalisatrice et Actrice
Prix du Jury au Festival de Cannes 2018 pour “Capharnaüm”

“Films Femmes Francophones | Méditerranée est tout ce qu’un cinéaste peut espérer pour commencer à faire un film. Une structure d’appui, un réseau communautaire, un soutien moral, un accompagnement créatif, un lieu d’inspiration et un suivi sur le long-terme. Les cinéastes de ma génération avions sentis ce manque et sommes allés à l’étranger pour tracer nos chemins. Ayant moi-même expérimenté, aux débuts de ‘’Caramel’’, le travail dans une résidence d’écriture comme celle proposée à Cannes, je me réjouis de constater qu’un projet similaire voit le jour.

Un tel programme de travail ne vise pas seulement à peaufiner l’écriture, mais cible toutes les étapes majeures de la création d’un film en offrant des possibilités concrètes d’échange et d’action. C’est donc envisager un film dès ses débuts comme un tout (humainement, intellectuellement, créativement et financièrement) et non plus comme des étapes séparées.

Encourager une telle initiative est essentiel à l’heure où la production de films dans la région prolifère de plus en plus. Mais surtout, donner la parole aux femmes, particulièrement en Méditerranée, est signe d’espoir et de force. Et avec la Francophonie pour pivot, c’est une invitation concrète au dialogue des cultures et au mélange d’histoires, avec l’Histoire commune en arrière-plan.

Ce projet a un réel potentiel de devenir une référence dans le développement cinématographique de la région et c’est en le soutenant que nous contribuerons à être des protagonistes de ce changement. Sa capacité à mobiliser des partenaires culturels majeurs est un gage de qualité qui promet une forte concentration de talents en incubation. Mais c’est aussi révélateur d’un large réseau qui bénéficierait aux participantes et qui aiderait à créer une large communauté de référence et de soutien pour les cinéastes en début de chemin.”

WISSAM CHARAF

Réalisateur et Reporter

“Le monde francophone est un vaste creuset ou se mélangent tant d’identités et de peuples: de l’Afrique au Levant en passant par le Maghreb, dans ces endroits vastes et bouillonnants d’énergie, d’innombrables événements, heureux ou dramatiques ont lieu chaque jour, et simultanément, tant d’histoires sont à écrire.
Dans ces pays millénaires à l’identité culturelle riche de mille et une légendes, d’écrivains de renommée mondiale, de poètes et de musiciens, le cinéma reste néanmoins un mode d’expression peu ou mal développé. À l’heure de la mondialisation, au lieu de s’affirmer, d’exprimer une identité différente, le 7è art de ces régions du monde semble se contenter de singer le grand frère de Hollywood, dans l’espoir de récupérer quelques miettes de l’industrie du cinéma.
Pour permettre aux auteurs de cinéma de ces pays de s’affirmer, ces auteurs doivent être encadrés. Non pas pour leur appliquer des recettes toutes faites qui ne feront de leurs oeuvres que des films formatés, et qui, au mieux, ressembleront a de nombreux autres films, mais au contraire pour les encourager – et il s’agit bien ici de courage – à s’affirmer, à afficher leur différence, à créer chacun un langage cinématographique nouveau, un monde nouveau. D’exécutants, il doivent ainsi devenir des créateurs.
Des résidences d’auteurs de cinéma, à l’image de Films Femmes Francophones I Méditerranée sont des endroits extrêmement importants dans ce processus. À l’auteur, ils amènent un cadre propice à la réflexion et à l’écriture, loin du rythme trépidant de la vie urbaine. En même temps, l’équipe d’encadrement est à ses côtés pour lui proposer des clés, lui montrer des voies et des possibilités, en préservant l’originalité de son projet, afin que ce dernier prenne la tournure la plus personnelle, mais surtout la plus belle et efficace possible.
Plus que jamais, il est nécessaire, et même vital de combattre les nombreuses formes de standardisation imposées au cinéma du monde en mettant en place des initiatives de cette sorte qui mettront en valeur l’originalité des auteurs et s’attacheront à défendre la liberté des artistes en même temps qu’elles leur garantiront un support professionnel et sincère dans le monde de l’industrie du 7è art.”

ZEINA SFEIR

Réalisatrice, Distributrice, Attachée de Presse,
Directrice Artistique du festival « Les Journées Cinématographiques de Beyrouth », Arab Communication & Film Talent Manager au Festival International du Film de Dubai (DIFF)

“Vivant dans une région assez riche en histoires et évènements demande une bonne formation à l’écriture, chose qui est parfois presque absente. Les œuvres qui ont marqué ces essais de cinéma, au Liban ou dans les pays du Maghreb, ont souvent été des coproductions avec la France, d’où l’importance de l’existence d’un atelier comme “Films Femmes Francophones I Méditerranée” qui se dédie entièrement à la prolifération de projets méditerranéens qui aspirent à l’autonomie.

C’est un réel besoin dans notre région pour aider à créer un mouvement cinématographique bien construit et garantir l’avenir d’un cinéma consistant.”

Contact

CHEF DE PROJET

CAROL MEZHER
carol@fffmed.com

COORDINATRICE

GHINA DAOU
ghina@fffmed.com

PRESSE

RITA BASSIL
rita@fffmed.com

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